Véronique Lauvergeat, Hypnothérapeute à Orléans

LA RENTREE

29/08/22

Lundi 29 août.
Déjà ou seulement !!!

Ce matin je me suis rendormie, réveillée 7H, puis de nouveau 10H... oups !!! autour de moi du bruit, le soleil qui luit, et la douceur du lit et de la Vie...

Je n’ai pas vu le temps passé et c’était tellement bon... mon corps en avait besoin - en dehors du temps et de l’espace... Quel luxe de pouvoir s’accorder à ces besoins si naturels !
Pourtant la rentrée approche.

Partout les valises à ranger, le spectre de la reprise.
L’agenda se noircit, se segmente. Pour les plus perfectionnistes, les couleurs prennent place par domaine dans les feuillets... On cloisonne, on hiérarchise, on trie, on analyse, on note, on visualise... On marque d’un trait rouge pour ne pas se faire happer par les imprévus, éviter les malentendus, à peine assez détendu-e - le chrono en main.

Pourtant il est encore des humains qui ne se préoccupent pas du temps, indifférents au temps des montres, indifférents au temps qui glisse - cette prison pour nos esprits qui ne cessent de s’essouffler entre un passé compliqué, un présent débordé, un futur encombré, et des années qui passent.

Les grecs de l’Antiquité ne se souciaient pas du temps, du "quand". Ils préféraient s’interroger sur le "comment".

J’aime bien cette interrogation : elle nous renvoie à la métamorphose, au processus. Comment ceci est arrivé ? On ne cherche pas à connaître la date, le jour, l’heure ou tout autre cadre du temps, mais plutôt le déroulement de ce qui s’est passé, l’histoire. Comment les événements nous traversent ? L’enjeu n’étant pas la durée, l’enjeu étant la transformation.

Et si je n’étais pas prêt(e) pour la rentrée ? Quel est le risque ? L’essentiel étant de se mettre en mouvement.

Que se passerait-il si nous demandions non pas "Combien de temps es-tu resté dans ce job ?" mais "Qu’est-ce que tu as appris, qu’est-ce que cela t’a permis ?"... si nous demandions non pas "Combien de temps es-tu resté avec cette personne ? " mais "Comment cette relation t’a transformée ?"

Et si le plus important se jouait toujours dans les intervalles, dans les interstices. Et si le schéma passé-présent-futur figeait nos souvenirs, nos gestes... alors que nous sommes en mouvement permanent...

Combien de choses passées nous habitent ? Combien de projections futures envahissent notre présent ? Combien de volontés ne se réalisent pas ?
Et si nous quittions le temps du chrono quelques instants pour nous ouvrir à celui du récit, de la relation et des ressentis.

Je vous souhaite une journée sans agenda !!!

A TRES BIENTÔT

Pour moi la rentrée sera le 6 septembre - après le mariage de notre fille ainée !!!